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La liberté vue de ma fenêtre

Notre liberté individuelle disparaît petit à petit. Mon point de vue par ma fenêtre.

Un p'tit noir

Il fait beau, un peu frais, mais beau. Nous avons trouvé un emplacement pour stationner. Puis, nous avons marché un moment le long de la Loire.

Le niveau a baissé. On commence à voir quelques bancs de sable. Le fleuve coule, majestueux. Suivant les nuages, la couleur change. C’est un régal pour les yeux. Le chemin descend au ras de l’eau. On entend le murmure du courant, avec quelques tourbillons.

Nous revenons, tranquilles. D’ici 19h, couvre-feu oblige, on a bien le temps. On se prend un p’tit noir ?

Horreur et désespoir, le bistrot est fermé. Derrière les vitres, un squelette et des voilages façon toile d’araignées. Un petit mot : « On vous attend ». Sûr, c’est triste, mais au moins, je souris.

Ah, s’assoir à une table, commander un café, regarder les gens qui passent, devant la Loire qui ne bouge pas, indifférente. Attendre, avec le bruit de fond des autres consommateurs. Serrer la tasse bien chaude entre les mains, et, tranquillement, siroter le p’tit café…

Bon, pas de café, donc. Assis sur le muret, face au soleil qui descend, les couleurs de la Loire qui changent, on se rend compte qu’un bistrot, c’est plus qu’un simple commerce. Déjà, l’endroit est plus confortable qu’un muret en ardoise, déjà. C’est un lieu de calme, en général. Un espace de convivialité, souvent. Un endroit où je prends plaisir à m’assoir. Plus que le liquide noir dans la tasse, c’est tout cet ensemble qui me manque cet après-midi.

Comme la santé ou la liberté, c’est quand on ne l’a plus qu’on se rend compte combien cela nous manque. Je sais, ce n’est pas si grave que cela. Mais quand même ! Vous allez me dire que si les bistrots sont fermés, on n’y peut rien, c’est de la faute du virus. Ah mais non, c’est de la faute du gouvernement qui a pris cette décision par ailleurs discutable, en prétextant du virus, mais évidemment pour notre bien. Certes, l’art est difficile et la critique est facile. Assis sur mon muret, j’ai des idées théoriques de ce qu’il aurait fallu faire. Yavaika ! Mais, comme l’aurait dit Napoléon, « la guerre est un art simple et tout d’exécution ». Aurais-je su faire mieux ? Bonne question.

En attendant, le froid descend, on va rentrer. A la maison, on prendra peut-être un café, mais cela ne sera pas pareil. Vivement que les bistrots rouvrent !

Un râleur juste un peu nostalgique.

A suivre.

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